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Posts Tagged ‘Oleiculture’

 Voir l’article de presse: Formation des femmes de Kabylie

Du 4 au 8 février 2011, Jacqueline Bellino est allée à la rencontre des femmes kabyles de la Wilaya de Tizi Ouzou. Elle a compagné dans ce voyage M. André Pinatel, Président de la Chambre d’Agriculture de la Région PACA, venu prêcher la bonne parole en matière de qualité des huiles d’olive, dans cette partie du Bassin Méditerranéen particulièrement attaché à ses traditions. 

FormationAprès une conférence qui s’est déroulée dans l’enceinte de la première Fête de l’olivier d’Ifigha, devant une nombreuse assistance d’oléiculteurs et propriétaires d’huileries, pendant 2 journées une formation a été dispensée aux femmes dans le but de les inciter à diversifier leur production par l’élaboration d’autres produits issus de l’olivier: olives en saumure, pâtes d’olive.

Devant un auditoire captivé (plus de 50 personnes, dont 40 femmes alors que la récolte est en cours) elle a présenté le projet qui a été mené avec succès en Palestine et répondu aux innombrables questions qui fusaient de toute part. Il faut savoir que, dans cette région, l’oléiculture (comme d’ailleurs toute l’agriculture) est le fait femmes. Les conseils sur la qualité de l’huile, la conservation des produits et jusqu’à la taille de l’olivier ont suscité un réel enthousiasme. Un programme d’aide à la diversification des produits devrait voir le jour, suite à cette rencontre.

Mmes Bellino et Lamrous, présidente de l’Association AJIE
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Un nouveau site pour présenter ADOLIVE:

http://www.adolive.com

N’hésitez pas à y laisser vos impressions sur le formulaire de la page contact. Votre avis nous est précieux.

A bientôt,
Jacqueline et Gilles

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Après « Fadoli d’oli, les oliviers du Pays niçois », de Christian Passuello, dont j’ai été co-auteur pour Chamaerops Production et France 3 (DVD en vente en ligne à la boutique du Domaine sur notre site www.adolives.com ), je suis heureuse de participer à nouveau à un film sur l’olivier -et les hommes de l’olivier- autour de la Méditerranée. Une jolie balade oléicole qui devrait vous entraîner de Provence en Sardaigne, au Maroc, en Palestine… sur France 3, en 2011. Mais n’en disons pas plus!

Le film sera signé Laurent Billard (Les films du tourbillon).

Sur la vidéo, préparatifs au tournage au Domaine des Prés Fleuris.

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Dans l’esprit du consommateur amateur d’huile d’olive, il existe souvent une grande confusion, créée et entretenue par un commerce peu scrupuleux qui fait du tort à une production soucieuse d’offrir une réelle qualité. Alors que les petits producteurs que nous sommes sont accablés par les contrôles, agréments de toutes sortes, taxes variées, les grosses sociétés agitent impunément des arguments fallacieux. Voir tract ci-joint:

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Afin d’apprendre à lire vos étiquettes, vous trouverez sur le lien ci-dessous la règlementation en cours qui demanderait à être appliquée équitablement:

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Ces derniers temps, je me suis rendue directement de Palestine en Andalousie. Depuis longtemps, je rêvais de rencontrer les « Andaluces de Jaen » de la chanson de Paco Ibanez.

Mais, de part et d’autre de la Méditerranée les oliviers ne sont pas les mêmes. Les modes de vie non plus.

Oliviers de PalestineEn Palestine, les troncs fossilisés semblent avoir été engendrés par la rocaille. Ils se tordent de souffrance dans la poussière, dans les espaces de terre rouge retenue par les rochers au hasard des déclivités du terrain. Et tous ces lambeaux de sol, au pied de chaque olivier sont régulièrement labourés au mulet et à l’araire. La récolte est un moment privilégié qui réunit les familles entières au pied des arbres. L’olivier fait partie de la famille. Il existe entre le paysan palestinien et son arbre une profonde complicité.

En Espagne, je voulais aller à la rencontre des aceituneros altivos de ma chanson.
Oliviers d'AndalousieBien sûr, j’ai été impressionnée par l’étendue des paysages oléicoles, par ces mers d’oliviers où l’argent se découpe sur des terres rouges ou blanches.

 

Andalousie09 149Mais là, les oliviers règnent en triomphateurs sur une terre vaincue, neutralisée, réduite à l’état de substrat. Une terre tailladée, éventrée par les torrents de pluie que ne retient plus aucune herbe.

 

 

Andalousie09 274On y avance dans la puanteur acre des margines (celles des années passées puisque la récolte n’était pas encore commencée). L’horizon est bouché par l’accumulation des fumées des usines de transformation des grignons en engrais, ou en énergie électrique.

 

Les champs, à perte de vue, sont vides. Seuls, par endroits, quelques travailleurs immigrés coupaient les rejets autour des arbres en vue de la prochaine récolte. Où étaient donc passés mes andaluces de Jaen ? J’ai eu la réponse, à Jaen…

La fête del Dia de la Hispanidad battait son plein avec son concert de flutes, tambours et cornemuses, ses locos déguisés qui haranguent les gens, ses étals multicolores, ses immenses braseros où rôtissaient toutes sortes de viandes, ses femmes en robe andalouse, superbement parées, coiffées et maquillées. Soudain, sortant de la foule, il s’est approché de nous : un vieillard aux yeux malicieux, appuyé sur sa canne.
 – Vous m’avez appelé ?
– Non, pas du tout.
– Alors, vous avez dû parler de dimanche, et comme je m’appelle Domingo… Vous savez, j’habite à Jaen maintenant mais je viens de la campagne.
– Vous avez des oliviers ?
– J’en avais plus de 300 000.
– Moi, j’en ai 500.
– Es nada ! (m’en souviendrai à la prochaine récolte !)
– Vous cultiviez quelles variétés ?
– Toutes sortes, mais ce n’était pas comme maintenant. Rien n’était pareil. On travaillait pour manger et c’est l’olivier qui nous faisait vivre, il fallait s’en occuper du mieux possible. Puis les français (pieds-noirs ? industriels?) sont venus avec leur argent, avec leurs méthodes et tout est devenu différent. Il fallait travailler le moins possible pour faire beaucoup d’argent. L’olivier, ce n’était plus qu’un moyen de faire de l’argent.

 No los levanto la nada, ni el dinero ni el senor, Sino la tierra callada, el trabajo y el sudor. Unidos al agua pura y a los planetas unidos… 

 J’en avais assez entendu. Il a continué sa route en continuant à maugréer. Moi, j’avais rencontré un andaluce de Jaen, un vrai, un aceitunero altivo… comme on n’en fait plus. Et j’étais infiniment triste.

Jacqueline Bellino, www.adolives.com

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Soutenir les institutions et la société palestiniennes, c’est l’objectif de l’Union européenne. Développer une police civile et un système judiciaire efficace, par la formation, c’est l’un des axes de l’action de l’Union en faveur d’un Etat palestinien viable et démocratique.
Un autre axe: le secteur économique par le développement du domaine oléicole. (voir sur la vidéo ci-dessous l’intervention de Jean-Marie Baldassari, consultant ADOLIVE)

http://fr.euronews.net/2009/05/08/l-union-europeenne-a-l-aide-de-l-autorite-palestinienne/   

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taille2Lors de nos premiers chantiers, j’ai fait appel, pour former nos employés, à des techniciens de haute compétence. Les gars écoutaient, posaient de nombreuses questions, mais sitôt la semaine de formation écoulée, lorsqu’ils se retrouvaient seuls avec leur sécateur, au pied du tronc, tout devenait confus et très compliqué. J’ai donc entrepris un module de formation que je leur inculquais moi-même en une seule demi-journée, et qui s’adressait à leur cœur plutôt qu’à leur raison.

Je leur apprenais à sentir l’olivier, à le regarder vivre, à le deviner et à le comprendre.

Je leur expliquais que cet arbre est étroitement lié à la Méditerranée et qu’il a un besoin viscéral d’air et de lumière. Lorsqu’on a intégré ces deux mots-clés, l’essentiel est accompli car tout le travail de l’oléiculteur se résume à aider l’olivier à profiter pleinement de ces facteurs vitaux.

La leçon de taille qui suivait était surtout un cours d’amour et j’aurais pu donner les mêmes conseils à une jeune maman ou à un couple de nouveaux mariés.

Je leur disais :

« Chaque olivier est unique et ne ressemble en rien à son voisin. Avant d’intervenir il faut le connaître et le comprendre. Eloignez-vous un peu de lui, prenez du recul, ne pensez pas à ce que vous attendez de lui, oubliez vous, oubliez le travail, ne pensez qu’à lui et cherchez à savoir quels sont ses désirs et ses attentes.

Commencez par les racines. Devinez leur force, leur profondeur, leurs besoins, leurs handicaps, puis faîtes de même avec le tronc, les branches, la ramure, le feuillage. Que cherche-t-il cet arbre, vers où se dirige-t-il, qu’est-ce qui le gêne ? Et enfin, en dernier, demandez-vous : « en quoi puis-je l’aider à évoluer tout en restant lui-même, vers son accomplissement et sa plénitude ? »

Surtout, allez toujours dans le même sens que lui, ne le prenez jamais à rebrousse-branches. Vous n’êtes là que pour l’aider, car il est assez fort pour se passer de vous pendant des siècles. N’essayez pas de le dominer. Ne le contrariez jamais. Il ne vous le pardonnerait pas.

Alors seulement, lorsque vous l’aurez compris et lorsque vous aurez appris à le respecter, vous pourrez penser un peu à vous, à vos propres attentes. Vous pourrez alors seulement raisonner en termes de rapport et de productivité. Ce ne sera plus un objectif personnel à atteindre, éventuellement au détriment de l’autre, mais une aventure commune faite d’amour, de partage et de réciprocité. »

 

L’après-midi du même jour, je les installais chacun devant un arbre, munis d’une scie et d’un sécateur. Longtemps ils hésitaient, avançaient, reculaient, tendaient la main, la retiraient. Certains m’appelaient à la rescousse pour que je les guide dans leur choix. Ils n’osaient pas, l’olivier les intimidait trop. Mais je ne bougeais pas. Je les laissais se familiariser, s’apprivoiser l’un l’autre jusqu’à l’étincelle.

Alors, le sécateur avançait d’une main tremblante, comme s’il craignait d’infliger une douleur insupportable. La main serrait enfin et la brindille de bois sec tombait. D’autres allaient suivre maintenant. C’était gagné. L’union de l’homme et de l’arbre sacré était entamée…

Pour l’amour de l’olivier, Jacqueline Bellino

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