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Nice-Matin du 17 décembre 2009

 Au-delà des polémiques qui agitent le « grand débat sur l'identité nationale », l'identité niçoise donne quant à elle l'occasion d'aborder le débat sous un autre angle.<br />  :  Photo Cyril Dodergny Au-delà des polémiques qui agitent le « grand débat sur l’identité nationale », l’identité niçoise donne quant à elle l’occasion d’aborder le débat sous un autre angle.
: Photo Cyril Dodergny

Dans le mille-feuilles ou le « mesclun » qui fait l’histoire des gens et des nations, le comté de Nice a forcément sa place à part. Pas par supériorité, pas par un particularisme intrinsèque mais tout àsimplement parce que les circonstances politiques et les hasards ont fait que dans cette petite entité entre mer et montagne, l’histoire n’est quasiment pas liée à celle de la France. Ce n’est qu’en 1 860 que Nice a été « rattachée » ou plutôt « annexée » à la France, et que le drapeau tricolore a été hissé Cours Saleya, sur le palais royal, aujourd’hui palais préfectoral.

Détail de l’histoire ? Pas vraiment. Car Nice n’a pas participé à la constitution du royaume puis de l’Etat français, fruit du rassemblement des grandes provinces, Anjou, Bourgogne, Provence ou Dauphiné…

«Pire », François Ier, puis Louis XIV, ont même fait partie des ennemis niçois. Le premier a ordonné en 1 543 à ses alliés turcs de prendre la ville. Le second, en 1 706, a exigé la destruction du Château et de l’ensemble fortifié de la cité…

Pour pimenter le tout, la période de la Révolution française a encore conduit à l’envahissement et à une annexion momentanée, de trois ans, en 1 793. Ce sera le premier rendez-vous avec le département des Alpes-Maritimes.

Une vraie identité niçoise aussi

Ce soir, on va débattre de l’identité nationale, au Mamac, sous la houlette du représentant de l’État, le préfet Francis Lamy. Et dans le « baluchon » du regard niçois, cette histoire en fait partie. Une histoire qui a donné naissance à une identité niçoise cette fois-ci, qui porte en elle une langue, une cuisine, une architecture, des traditions, une culture « originelle » enrichie par une multitude d’autres, fruit des mélanges et des arrivées successives. Comme partout, mais avec, en plus, un second particularisme : le tourisme, qui a véritablement « ouvert » la ville.

Et ça ne date pas d’hier puisque dès la fin du XVIIIe, les premiers hivernants – anglais – s’installaient dans les nouveaux quartiers de la Croix de Marbre.

C’est ainsi que l’on est arrivé à baptiser en leur honneur l’un des plus beaux bords de mer du monde, et que dans le même temps, on continue à chanter au stade du Ray, à chaque match de foot, « l’hymne » du pays, Nissa-la-Bella.

sbeal@nicematin.fr

Sylvie Béal
Nice-Matin

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