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Archive for 11 mars 2009

elevages_bio_171L’agriculture biologique est née en Europe au début du siècle dernier, sous l’influence de courants philosophiques et agronomiques. Elle s’est développée en France à partir des années cinquante. Publiée en 1972, la charte éthique de l’agriculture biologique définit les objectifs de la bio.

 

Objectifs écologiques
Le respect des écosystèmes naturels est la règle essentielle de l’agriculture biologique, elle conduit à l’interdiction des produits chimiques de synthèse et des OGM. La bio vise à se rapprocher au maximum des conditions de vie naturelles des plantes et des animaux, favoriser le recyclage, rechercher l’équilibre en matières organiques, choisir les espèces animales et végétales adaptées, respecter au mieux les paysages et les zones sauvages, préserver la biodiversité…

Objectifs sociaux et humanistes
Privilégier les rapports de coopération plutôt que de compétition, respecter l’équité entre les différents acteurs des filières, permettre aux producteurs de vivre de leur travail et de leurs terres, établir des liens directs avec les consommateurs, favoriser l’emploi dans le secteur agricole…

Objectifs économiques
Encourager des entreprises à taille humaine, pratiquer des prix équitables à tous les échelons de la filière, privilégier la distribution de proximité…

Une réglementation stricte
Toujours en évolution, la réglementation sur le mode de production bio est le fruit de nombreuses réflexions et négociations.
Les règles de production biologique sont consignées dans des cahiers des charges établis par les professionnels et homologués par l’État français et/ou par l’Union Européenne : – le règlement CEE 2092/91, comportant des règles européennes pour les productions végétales et animales – le cahier des charges français complémentaire aux règles européennes pour les productions animales (CC REPAB F).

 

Des contrôles indépendants
Le respect de ces règles est vérifié par des organismes certificateurs indépendants qui contrôlent tous les acteurs de la filière bio : agriculteurs, transformateurs, distributeurs… Ce contrôle, payé par l’opérateur, est effectué au minimum une fois par an. Il aboutit à la certification des produits. Pour le consommateur, c’est la garantie que les produits qu’il achète ont été élaborés en respectant les règles de production biologique.

Comment reconnaît-on un produit bio ?
Un produit certifié biologique porte obligatoirement une mention du type « produit issu de l’agriculture biologique » avec le nom ou le numéro d’agrément de l’organisme certificateur.

Des pratiques qui respectent la dynamique du vivant
Les pratiques de la bio sont basées sur le maintien et l’amélioration de la santé et de l’équilibre entre le sol, l’eau, les végétaux et les animaux.

 

Nourrir le sol
L’agriculteur bio prend soin de la terre, pour préserver sa fertilité. Il nourrit le sol grâce à la culture de plantes enrichissantes, l’apport de matières organiques ou l’association de cultures complémentaires. Les travaux du sol préservent la structure et la vie du sol. La rotation des cultures, obligatoire, limite la présence de plantes non désirées, de parasites et les risques de maladies.

Respecter le rythme de la plante
En préparant le sol, l’agriculteur bio crée un milieu propice à la croissance de la plante. Comme les herbicides sont interdits, il pratique, quand c’est nécessaire, le désherbage manuel, thermique ou mécanique. Pour protéger ses cultures, la prévention est une priorité : l’agriculteur choisit des espèces et variétés adaptées à son terroir, il conserve des espaces naturels (haies, prairies, mares…) pour maintenir une biodiversité naturelle. En cas de besoin, il utilise des méthodes naturelles pour lutter contre les ennemis des plantes : systèmes de piégeage, insectes auxiliaires, extraits de plantes…

Favoriser le bien-être des animaux
L’élevage permet d’équilibrer les systèmes agricoles : l’animal nourrit le sol, le sol nourrit la plante, la plante nourrit l’animal. En élevage biologique, les animaux sont essentiellement nourris avec des aliments biologiques produits sur la ferme. Ils bénéficient d’un accès à l’extérieur et de bâtiments d’élevage assurant leur bien-être (espace, air et lumière naturelle). La prévention est de mise pour limiter les risques de maladies. Quand c’est nécessaire, les thérapies douces sont privilégiées : homéopathie, phytothérapie…

Innover
Loin d’être un retour au passé, la bio est une agriculture innovante. Les recherches se développent et les innovations impulsées par la bio peuvent bénéficier à tous les agriculteurs. Elles sont pour eux l’occasion de revaloriser leur métier et de se réapproprier des savoir-faire.

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